(1953 - )
Autor principal de la vacuna de antígeno sintético contra el Haemöphilus influenzae tipo b (Hib), causante de la mitad de las infecciones bacterianas que padecen los niños menores de cinco años.
Siècles XVI et XVII Le début de la période coloniale
Même si Cuba a été « découverte » par Christophe Colomb le 27 octobre 1492 le grand navigateur a toujours pensé qu'elle était un territoire continental (« terre ferme », comme on disait à cette époque là) et c'était en 1509 que l'on a longé les côtes cubaines et c'est ça qui est venu démontrer le caractère insulaire du territoire cubain.

Les espagnols qui ont commencé la conquête et la colonisation de Cuba en 1511auraient difficilement pu survivre sans assimiler quelques techniques qui appartenaient à la culture la plus complexe qui existait dans le pays, celle des Indiens Taïnos. Les éléments fondamentaux de cette culture (la langue, les croyances et l'organisation sociale) sont disparus avec les indiens, mais quelques connaissances techniques du Taïnos ont survécu jusqu'à nos jours. Parmi eux on a la culture et le traitement du yucca (Manihot esculenta), la plante fondamentale dans la nourriture des aborigènes. Les colons espagnols ont appris des Indiens comment faire le casabe (des grands gâteaux de farine du yucca qui ont substitué le pain du blé), ce qu'on trouve encore dans quelques lieux du pays. Ils ont aussi appris à cultiver et fumer du tabac, à faire des canoës d'un seul tronc, à pêcher des manières différentes, et à fabriquer des logements avec le tronc et les feuilles des palmiers: les cabanes, qu'avec plusieurs modifications introduites le long de siècles, on les trouve toujours parmi les paysans dans quelques lieux de l'île.

Les techniques de culture du yucca et du tabac, utilisées par les aborigènes cubains, sont restées sans modification jusqu'au mi-siècle XVIII. Il y a eu plusieurs tentatives d'exporter du tabac avec quelque niveau de traitement (par exemple, le tabac en poudre, qu'on appelle tabac à priser et qui a eu une grande demande en Europe), mais - jusqu'au début du siècle XIX - la métropole a préféré centrer l'élaboration du tabac à Séville, et l'exporter d'Espagne. On a seulement autorisé le traitement de la feuille à Cuba au but de consommation domestique.

Pendant les siècles XVI et XVII on a développé à Cuba la construction militaire (principalement à La Havane où les gouverneurs ont résidé de 1553). Comme norme, le port de La Havane était le dernier que les bateaux hispaniques touchaient avant de traverser l'Atlantique quand ils faisaient partie des célèbres « flottes » ou même après qu'elles n'étaient plus organisées. Le Château de la Real Fuerza (dont la construction a fini en 1577), celui de San Salvador de La Punta (fini en 1600) et celui de Tres Reyes del Morro (1630) protégeaient le port de La Havane. Les deux derniers ont été construits par l'ingénieur italien Bautista Antonelli. La nécessité d'équiper d'artillerie ces forteresses a induit le développement éphémère de la métallurgie du cuivre à Cuba, grâce à l'exploitation des mines riches en ce minéral proches de Santiago de Cuba (dans l'est du pays) et à la création d'une usine à canons à La Havane. Mais en 1607 on a arrêté de traiter le cuivre à Cuba et quelques années plus tard on a arrêté d'exploiter les mines (à peu près jusqu'au siècle XIX). Les canons ont été fabriqués seulement en Espagne.

La nécessité d'approvisionner le port en eau a bénéficié la population de La Havane, puisque c'était nécessaire de construire un canal découvert, de plusieurs kilomètres de longueur, de la rivière Almendares jusqu'à la place connue comme la « petite place du marécage » (aujourd'hui Place de la Cathédrale). Cette Tranchée Royale (Zanja Real), conclue en 1592, était le seul aqueduc de La Havane jusqu'à 1835. La majorité de la population s'approvisionnait en l'eau des citernes et des puits.

La fabrication des bateaux, associée aussi avec la nécessité de protéger la navigation et de réparer les embarcations des « flottes », a commencé à La Havane vers le mi-siècle XVI et dans le XVII cette activité a atteint une certaine importance. Pendant ces siècles des bateaux ont aussi été construits, dans les baies de Matanzas et Cabañas, ainsi qu'à Bayamo (la deuxième population d'importance à l'île en ce moment là) qui communiquait avec la mer des Caraïbes par la rivière Cauto (en 1616 une grande banque de sable a été formée qui a isolé Bayamo de la mer).

L'essor du port de La Havane comme un noeud de transport maritime paraît avoir stimulé au médecin sévillan Lázaro de Flores à rédiger le premier livre scientifique écrit à Cuba, L'art de naviguer, publié à Madrid en 1673 (il n'y avait pas d'imprimerie à Cuba à cette époque là). C'est probable que Flores n'ait pas réussi à voir son livre imprimé, puisqu'il est mort à La Havane en février de cette année. Le livre est conçu comme une aide pour les navigateurs; il contient des tableaux et des explications de nature diverse (pas toutes, à propos, concernant directement la navigation). L'auteur mentionne Nicolas Copernic, pas à cause de sa théorie héliocentrique (interdite par l'Église depuis 1616), mais au sujet d'autres calculs faits par le grand astronome polonais.

Parmi les nouveautés introduites par les colons espagnols dans le siècle XVI, qui en étaient beaucoup (le bétail, les cultures, les forteresses, la fabrication des bateaux, etc.), on a eu le début de la culture de la canne à sucre. La plante a été apportée par Christophe Colomb à La Española dans son deuxième voyage (1493) et on a commencé à la cultiver à Cuba dans les premières décennies du siècle XVI, probablement par des familles qui venaient de La Española. À cette île il y avait des usines sucrières (actionnées par l'eau) et des moulins (actionnés par des chevaux ou par des esclaves) qui produisait du sucre; mais à Cuba, dans le siècle XVI on généralement produisait seulement de la mélasse. Au siècle XVII plusieurs usines sucrières ont été créées dans la région de La Havane. Sauf pour l'usage des moulins à trois masses verticales, les procédés techniques pour l'obtention du sucre étaient à peu près les mêmes utilisés depuis l'introduction de cette industrie en Espagne par les arabes au IXe siècle.