(1832 - 1886)
Abogado y profesor. Notable escritor sobre temas de Jurisprudencia, Literatura y Filosofía. Publicó importantes artículos sobre Derecho, Literatura y Filosofía a partir de 1850 en las más importantes publicaciones periódicas de la época.
Siècle XVIII La seconde étape de la période coloniale
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La culture de la canne à sucre a continué à se développer au XVIIIe siècle. On y avait encore une prédominance du tabac comme la culture pour le commerce, mais à cette époque là il a commencé un déplacement lent des agriculteurs de tabac par les propriétaires sucriers. C'est l'époque où il a commencé ce que le polygraphe cubain Fernando Ortiz a appelé « la rivalité du tabac et du sucre ». Le tabac, qui était cultivé dans des petites propriétés familiales, contrastait avec les grandes plantations de canne à sucre, qui pouvaient seulement être exploitées grâce au travail des esclaves et qui demandait des investissements plus grands. Au déplacement des cultivateurs de tabac par ceux de canne à sucre a contribué de façon remarquable le fait que, au début du siècle XVIII le gouvernement espagnol a établi un monopole de l'État sur le tabac, qui pouvait être acheté aux prix généralement peu favorables pour les propriétaires des champs de tabac (il y a eu plusieurs rébellions, violemment réprimées, contre ce monopole).

Avec l'essor de l'aristocratie de La Havane (quelquefois appelée la « saccharocratie »), quelques changements ont établi les bases pour un développement culturel ultérieur. Donc en 1711 on a créé, de façon stable, le Tribunal Royal du Protomédicat, qui autorisait, permettait ou interdisait l'exercice des professions de médecin, chirurgien, pharmacien, et des accoucheuses. Le protomédecin et trois pharmaciens ont élaboré un Tarif de Prix de Médecine qui est devenu, en 1723, le premier imprimé cubain. L'imprimeur, et vraisemblablement l'introducteur de l'imprimerie à Cuba, c'était Carlos Habré, originaire de Gante (dans la Belgique).

Après plusieurs tentatives à cet égard en 1724 une école de la Compagnie de Jésus (l'ordre religieux généralement connu comme « les Jésuites ») a été établie à La Havane (et peu après à Port-au-Prince, aujourd'hui Camagüey). L'enseignement dans cette école était très rigoureux et comprenait aussi les sciences. L'École San José est bientôt devenue la favorite des nantis de La Havane, même après l'établissement, en 1728, de l'Université de La Havane qui appartenait à l'Ordre des prédicateurs (« les dominicains »). À l'Université on a commencé l'enseignement de la médecine (outre la loi et la théologie) qu'avant c'était nécessaire d'aller l'étudier en Espagne ou à la Nouvelle Espagne (le Mexique). Après 1767, lorsqu'il a eu lieu l'expulsion des jésuites de l'Espagne et ses territoires, l'école jésuite est devenue le Séminaire Royal de San Carlos et San Ambrosio qui a été très important pendant les premières décennies du XIXe siècle, alors que l'église de l'école est devenue (et c'est encore) cathédrale de La Havane.

L'industrie principale de la capitale de la colonie était la construction de bateaux. Un chantier naval de l'État a été officiellement établi en 1713: l'Arsenal Royal de La Havane qui a employé dans un certain moment jusqu'à 2000 ouvriers. Grâce à la présence de grandes forêts avec le bois idéale pour la fabrication d'embarcations et à un financement approprié, ce chantier naval est bientôt devenu un de plus importants du monde. On y fabriquait fondamentalement des bateaux de guerre pour l'armada espagnole. En 1762, pendant l'occupation de La Havane par une armée anglaise, les occupants ont détruit les installations principales du chantier naval et ils ont pris possession de quelques bateaux. Lorsque le pouvoir hispanique a été rétabli en 1763, l'Arsenal Royal a été restauré rapidement, et en 1769 on y a construit le plus grand navire de guerre du monde à cette époque là, le Santísima Trinidad.

La grande usine de bateaux établie à La Havane a dû rivaliser avec les intérêts sucriers qui aspiraient à prendre possession des forêts réservées pour la construction navale. Les usines sucrières utilisaient le bois comme combustible et pour fabriquer les boîtes et les petits barils (ou tonneaux) où le sucre a été conditionné pour son transport. La lutte entre le chantier naval et les propriétaires terriens a été gagnée par ces derniers au début du XIXe siècle, au détriment des forêts de l'occident du pays, dont bientôt il y en a eu très peu (ce qui a forcé le déplacement graduel de beaucoup d'usines sucrières de La Havane vers la région de Matanzas).

Pendant les neuf mois de l'occupation anglaise de La Havane, les commerçants britanniques ont introduit des milliers d'esclaves africains à Cuba. Le commerce des esclaves était un des articles principaux de exportation de Grande-Bretagne qui pendant le XVIIIe siècle est devenue une puissance négrière par excellence. Ce qui lui a permis de développer, dans ses propres colonies, une exploitation intensive de la force du travail des esclaves qui, conjointement avec quelques autres caractéristiques d'organisation, a constitué le modèle de « l'économie de plantation. »

De 1791, lorsque Cuba a commencé à substituer à Haïti (où il y avait une révolution d'esclaves) comme grand exportateur du sucre, jusqu'à la fin de la quatrième décennie du siècle XIX, Cuba a développé une économie de plantation, sans des changements techniques appréciables dans la production. La principale figure théorique de cette politique économique était l'économiste Francisco de Arango y Parreño (1765-1837) qui a quand même toujours souligné la nécessité de l'amélioration technique de l'industrie sucrière.