(1864 - 1942)
Doctor en Medicina. Introductor y maestro de la Radiología y la Fisioterapia en Cuba. Sus méritos profesionales contribuyeron a prestigiar la campaña que emprendió desde París, en defensa de la gloria de Finlay.
Siècle XIX La période coloniale tardive
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Suivant la proposition de Ramón de la Sagra, le chimiste espagnol, formé en France, José Luis Casaseca est venu à Cuba en 1836. Il a enseigné chimie en différentes chaires extra universitaires et, en 1848, il a établi l'Institut des Recherches Chimiques de La Havane, ce qu'il concevait à l'origine comme une institution pour des recherches agricoles chimiques, mais dont le maigre budget et équipement ont beaucoup limité les possibilités de son fondateur. Il a eu, néanmoins, de différents disciples importants, entre eux le plus célèbre a été Álvaro Reynoso, qui l'a remplacé à la direction de l'Institut.

Álvaro Reynoso (1829-1888), diplômé de chimie à l'Université de Paris, fait l'Institut fondé par Casaseca encore plus remarquable, principalement avec des fonds de son hérédité familiale. En 1862, Reynoso a publié une vision intégrale de la culture de la canne à sucre, avec plusieurs recommandations pour l'améliorer. Celui a été son Essai sur la culture de la canne à sucre, rapidement traduit en français, hollandais et portugais. Il a eu, néanmoins, peu d'accueil à Cuba. Reynoso a aussi développé, pendant un prolongé séjour à Paris, une nouvelle technologie industrielle sucrière dont l'importance n'a pas été encore convenablement évaluée, ce qui le rend, peut-être, le plus important des inventeurs cubains. Il a épuisé sa fortune dans ces questions et il est décédé à La Havane, dans la plus grande pauvreté.

Vers 1838 Felipe Poey (1799-1891) a publié le premier texte pour l'enseignement de la géographie de Cuba qui - sous différentes dénominations - a eu de 19 éditions au total. À cette même année là il a organisé un modeste Musée d'Histoire Naturelle. Felipe Poey, un des grands naturalistes de l'Amérique pendant le siècle XIX, a publié vers les années cinquante ses importantes Mémoires sur l'Histoire Naturelle de l'Île de Cuba. Mais son chef-d'ouvre est l'Histoire Naturelle des Poissons de Cuba, aussi connue comme Ichtyologie cubaine, qui a mérité des prix et des reconnaissances internationales, mais que, malgré tous les efforts à cet égard, a été complètement publiée en 2000. Il s'agit d'un engagement vraiment monumental qui a placé son auteur parmi les grands ichtyologistes de tous les temps.

Depuis 1850, à peu près, le fils plus âgé de Felipe Poey, Andrés Poey (1825-1919), a établit un petit observatoire météorologique, et il a commencé à informer ses observations aux institutions de la France et les États-Unis. En 1857 on a décidé de créer, avec caractère officiel, l'Observatoire physique- météorique de La Havane sous la direction d'Andrés Poey. Celui a été postérieurement impliqué dans la création d'un observatoire météorologique pour la « Commission Scientifique du Mexique » (qui s'est établite pendant l'intervention franc hispanique dans ce pays). En 1869 il a été renvoyé par les autorités coloniales et il a résidé en France, où il s'est distingué comme un ardent positiviste et pacifiste. Les principales observations météorologiques d'Andrés Poey concernent la classification et le mouvement des nuages. Le vide laissé par son observatoire a été occupé par l'Observatoire du Collège de Bethléem qui a été dirigé depuis 1870 par le père Benito Viñes (1837-1893), un météorologue catalan qui a fait des contributions importantes à l'étude des cyclones tropicaux, incluant une théorie empirique sur son déplacement.

Il faut aussi mentionner la réussite la plus importante du génie civil à Cuba pendant le XIXe siècle, la fabrication d'un moderne aqueduc pour la ville, dessiné et construit par l'ingénieur cubain Francisco d'Albear (1816-1887) qui est devenu brigadier du corps d'ingénieurs de l'armée espagnole. Cet aqueduc, monumental tenant compte de son moment et ses circonstances (son dessin a mérité la médaille d'or à l'Exposition internationale de Paris, de 1878) a été commencé en 1856, mais il n'a pas été fini jusqu'à 1893, six ans après la mort d'Albear. Il a constitué une contribution remarquable à l'hygiène de La Havane et au bien-être de ses habitants, et il fonctionne encore.

Depuis les années quarante il a eu lieu à Cuba le procès d'industrialisation sucrière dont le premier chaînon a été l'emploi de la machine à vapeur et sa diffusion (surtout dans ces années) une fois résolu le problème de son accouplement aux moulins. Cela a été suivi par l'introduction d'autres machines (développées en Europe, pour l'industrie du sucre de betterave) comme la série acquise en 1841 pour une usine de la région de Matanzas, qui incluait le moulin ou moulin horizontal, avec sa natte mobile, des appareils pour chauffer, décanter et clarifier le vesou, des filtres de charbon et des évaporateurs sous vide. Le fabricant même, le français Derosne, a dût venir à Cuba à installer ces équipes parce que dans le pays personne ne savait le faire. Les usines ont dû employer du personnel technicien (des ouvriers libres) pour manier ces appareils; mais la possibilité d'augmenter la production industrielle grandement dépendait, en dernier ressort, d'une grande augmentation de la force de travail esclave (pour fournir assez de canne à l'usine) ce qui a provoqué un développement extraordinaire du trafic négrier.

En 1857 a commencé une crise économique en Europe et les États-Unis qui a accéléré le procès de décomposition de « l'économie de plantation » cubaine, déjà affectée par la lutte contre l'esclavage dans différents pays et par l'endettement des propriétaires fonciers créoles avec les commerçants espagnols (principaux introducteurs d'esclaves dans des bateaux surtout des Etats-Unis). À Cuba, cette crise a été accompagnée par un nouvel essor du courant politique réformiste et par l'intention du gouvernement espagnol de s'attirer la faveur des couches moyennes créoles. Néanmoins, les négociations entre les réformistes et le gouvernement de la métropole n'ont pas réussi en 1866, ce qui a donné lieu à l'insurrection armée qui a commencé en 1868 (la Guerre des Dix Ans).