(1912 - 1980)
Doctora en Derecho Civil. Periodista destacada, literata y poetisa de intensa vida política, profesora notable. Fue Directora del Instituto de Literatura y Lingüística de la Academia de Ciencias de Cuba.
Siècle XIX La période coloniale tardive
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Dans ce contexte on a créé en 1891, avec un caractère officiel l'Académie royale des sciences médicales, physiques et naturelles de La Havane, unique de ce type qui a existé dans une colonie hispanique. Pour la première fois les personnes intéressées aux sciences ont eu un espace pour le débat, la présentation des travails et le contact avec des institutions homologues des autres pays. L'académie a été créée surtout grâce aux efforts persistants et des relations importantes de son président pendant 30 ans, le chirurgien Nicolás José Gutierrez, mentionné à l'avant. Parmi les membres fondateurs on a Felipe Poey, Alvaro Reynoso, le médecin Ramón Zambrana, le géologue Manuel Fernández de Castro, au total 30 personnalités du monde scientifique naissant à La Havane. Une des figures les plus importantes a été son sécretaire général pendant 20 ans, Antonio Mestre, qui a créé la revue de l'académie, les Annales de l'académie royale des sciences médicales, physiques et naturelles de La Havane (depuis 1864), la revue scientifique générale la plus importante de Cuba pendant le XIX siècle, qui était lue dans une dizaine des pays. L'académie avait aussi une importante bibliothèque (ouverte au public) et un musée (ouvert aux étudiants).

De la fondation de l'Académie, la médecine a atteint plus d'essor à Cuba. Plusieurs revues médicales importantes ont été créées, par exemple la Chronique médicale chirurgicale de La Havane (1875). La Chronique a été dirigée par l'ophtalmologiste Juan Santos Fernández, qui a aussi collaboré dans la fondation, en 1877, de la Société anthropologique de Cuba. Il a aussi créé en 1887, un de premiers centres de recherche bactériologique en Amérique, le Laboratoire histo-bactériologique et le Centre de Vaccination Antirabique de La Havane. Ce Centre, inspiré du laboratoire de Luis Pasteur (qui a été visité antérieurementn par un groupe de médecins cubains), a permis aux étudiants de médecine de faire leurs pratiques de bactériologie (que l'université ne pouvait pas leur offrir) et aussi l'élaboration de vaccins contre la rage et la diphtérie (celle-ci en 1895), en plus d'une infinité d'analyses bactériologiques et chimiques. Parmi ses figures principales ont été les bactériologues Diego Tamayo et Juan Nicolás Dávalos.

La découverte scientifique plus grande atteinte par un chercheur cubain pendant le XIXe siècle a été la découverte du moyen de transmission de la fièvre jaune, réalisé par Carlos J. Finlay (1833-1915). Ce médecin, qui étudiait depuis des années la fièvre jaune et ses épidémies, est parvenu en 1881 à la conclusion suivante, la dissémination de cette maladie ne pouvait pas s'expliquer convenablement en termes de transmission directe (transmission de la maladie par contact direct d'un individu sain avec un malade, ses fluides et déjections, ou avec ses vêtements ou d'autres objets touchés par lui) possibilité que la majorité des médecins avait rejetée, ou de non transmission (la transmission par infection causée par un agent spécifique et local, généralement identifié avec les "miasmes", des produits de la décomposition animale ou végétale) cette théorie acceptée par quelques médecins. Si aucune de ces deux variantes ne pouvait expliquer clairement la diffusion de cette souffrance, a assuré Finlay, il restait seulement une possibilité ouverte: celle de la transmission indirecte, au moyen d'un « agent intermédiaire ». Il a exposé cette conclusion clairement le 18 février 1881 dans une réunion sanitaire internationale (intergouvernementale), qui s'est tenue à Washington, mais personne ne lui a prêté attention. À cette époque là il étudiait déjà les moustiques comme des possibles « agents intermédiaires », mais dans les mois suivants il a continué ses expériences, et le 14 août 1881 il a présenté, à l'Académie de sciences de La Havane, son travail transcendantal Le moustique hypothétiquement considéré comme l'agent de transmission de la fièvre jaune, où il argumentait sa thèse de « l'agent intermédiaire », et aussi il décrivait avec précision l'espèce de moustique que réalisait la transmission (connue aujourd'hui comme l'Aëdes aegypti). Le travail était trop « hétérodoxe » pour les médecins de l'époque, (pour des médecins cubains et aussi pour beaucoup d'étrangers qui le connaissaient) et, bien que Finlay ait continué à communiquer les résultats de ses expériences, presque personne n'a pas pris sérieusement sa théorie. Il faut remarquer que les idées et travaux de Finlay sur la transmission d'une maladie d'une personne à une autre par un insecte ont été pionnières dans le monde. Personne n'avait fait avant une telle affirmation. La vérification officielle de sa théorie par un autre chercheur s'est produite presque 20 ans plus tard.

Dans les dernières décennies du XIXe siècle le positivisme a atteint un grand essor parmi les médecins cubains, surtout dans sa variante française, puisque beaucoup de ces médecins avaient étudié à Paris. Parmi les peu de partisans du positivisme anglais se trouvait le remarquable philosophe et pédagogue cubain Enrique José Varona qui a donné en 1880, dans l'Académie de sciences, plusieurs conférences sur psychologie, logique et éthique qui ont eu une grande influence sur l'intellectualité de l'époque. La diffusion des théories de Darwin ont aussi atteint une certaine importance. En 1882, José Martí a publié, à New York, un essai extraordinaire à ce sujet, à l'occasion de la mort de Darwin. En 1890, tous les professeurs d'histoire naturelle de l'Université étaient partisans de l'évolution et ils rejetaient la création indépendante de différentes espèces biologiques. Cette tendance l'avait initiée Felipe Poey depuis 1862, introduisant des conceptions évolutionnistes dans ses cours.