(1797 - 1879)
Sociólogo, historiador y economista. Se destacó por su postura opuesta a la esclavitud y contra la anexión de Cuba a los Estados Unidos.
Siècle XIX La période coloniale tardive
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En 1800 et 1804 le grand explorateur et éminent géographe et géologue allemand Alexandre de Humboldt a été brièvement à Cuba. Il a rassemblé information sur le pays et il y a parcouru quelques régions, et il a publié, en 1826, en français, son Essai politique sur l'Île de Cuba (ce qui a été édité en espagnol l'année suivante). Humboldt a offert, pour la première fois, une vision synthétique, mais avec un certain degré de détail et bien documentée, de la société et la nature cubaines. Cette ouvre a eu une influence remarquable sur l'intellectualité créole à cette époque là et Humboldt a été considéré par quelques personnes comme « le deuxième découvreur de Cuba ».

Environs la même époque, en 1802, le deuxième évêque de La Havane (le diocèse havanais a été créé en 1789) Juan José Díaz de Espada y Fernández de Landa, plus connu simplement comme « l'évêque Espada » est arrivé à Cuba. En plus des réformes très nécessaires qu'il a introduit dans le clergé, Espada a fondé le premier cimetière havanais, il a stimulé les travaux de la Société Économique, surtout en ce qui concerne l'éducation, et il a appuyé les réformes sur l'enseignement dans le Séminaire royal San Carlos y San Ambrosio qui ont introduit quelques professeurs, comme José Agustín Caballero, Justo Vélez et spécialement Félix Varela. L'évêque a aussi appuyé le travail du déjà célèbre médecin Tomás Romay avec l'introduction, en 1804, du vaccin contre la variole à Cuba, ainsi qu'avec les campagnes de vaccination que Romay a dirigé pendant des décennies. Romay a dû vaincre la forte opposition de différents pratiquants de la médecine qui n'étaient pas pour la méthode de la vaccination. Espada, adepte de l'illustration espagnole et partisan de la constitution libérale, était une victime des ambitions et jalousies des autres prélats, qui l'accusaient d'hérétique, franc-maçon, et de différents péchés, ce qui l'a produit une grande amertume dans les dernières années de sa vie.

Parmi les professeurs du Séminaire (où ils étudiaient beaucoup de personnes qui n'aspiraient pas à devenir prêtres) on remarque spécialement le prêtre Félix Varela Morales (1788-1853) qui a initié une tradition de pensée à Cuba qui a maintenu son influence pendant tout le XIX siècle. Dans l'ouvre de Varela, l'enseignement de la science avait une signification spéciale, surtout, la manière de penser aux termes scientifiques, se détournant de la logique scolastique. Pour aider à cela, Varela a organisé, (au moyen des classes de physique expérimentale et les textes correspondants) l'enseignement de la physique moderne (qui suivait les préceptes établis par le génial physicien anglais Isaac Newton) comme une façon de déplacer l'éducation scolastique qui prédominait à l'Université. Centaines d'étudiants assistaient à ses cours sur des sujets philosophiques, scientifiques et au sujet de la constitution libérale espagnole de 1812. Élu député au parlement espagnol en 1821, il s'est opposé au rétablissement de l'absolutisme monarchique et, sous peine de mort, il a dû s'exiler en permanence. Varela a préconisé dans son exile la possibilité de l'indépendance de sa patrie et de l'abolition de l'esclavage, et il a été le premier intellectuel cubain remarquable à le faire.

Les adeptes de Varela (parmi lesquels on trouvaient figures si distinguées comme l'historien et publiciste José Antonio Saco, et le pédagogue et philosophe José de la Luz y Caballero) défendaient l'enseignement des sciences, surtout de la physique et la chimie, et la réalisation de réformes politiques et économiques, dont une des principales était l'abolition de la traite (le commerce d'esclaves). Depuis 1817 ceci est devenu un compromis du gouvernement hispanique avec celui de l'Angleterre (qui à la suite de sa révolution industrielle, est passé de défendre la traite à s'opposer activement à elle et à l'esclavage). Néanmoins, la majorité des propriétaires fonciers créoles, menés par son représentant, le puissant Intendant de Propriété et Armée, Claudio Martínez de Pinillos, comte de Villanueva, étaient partisans forts de la traite et de l'esclavage pour toujours. Le mentionné accord avec l'Angleterre, donc, ne se réalisait pas à Cuba, avec la presque permanente complicité du gouvernement de la colonie. Environ 1840, le courant politique réformiste (pas ses idées) est pratiquement disparu, pour renaître, brièvement, environ 1860.

En 1817 le Jardin Botanique de La Havane a été créé, ayant comme premier directeur au Créole José Antonio de la Ossa. Celle-ci a été la première institution scientifique et de recherche créée à Cuba, bien que réellement elle ait atteint son essor seulement depuis qu'en 1824 le polygraphe galicien Ramón de la Sagra (1798-1871) a assumé sa direction, sous les auspices du comte de Villanueva. Le jardin se trouvait dans les terrains du Capitole National (siège actuelle du Ministère de Science, Technologie et Environnement). Sagra a donné des longs cours de botanique, il a fondé une revue scientifique et il a collectionné surtout des plantes et des animaux qui étaient décrits en suite, par des naturalistes français, dans son monumentale (12 grands volumes) Histoire Physique, Politique et Naturelle de l'Île de Cuba, à profusion illustrée, et publiée en français et en espagnol à Paris, entre 1837 et 1857. Sagra a écrit les parties concernant à la géographie, la politique, et l'économie, ainsi que l'introduction à la section d'histoire naturelle.

En 1823 s'est produit le rétablissement, promu par Tomás Romay, de l'enseignement pratique de la médecine (avec des dissections) interrompue depuis quelques années. Cela a eu lieu dans l'Hôpital Militaire de La Havane, à qui s'est incorporé un Musée d'Anatomie, dirigé par le chirurgien espagnol Francisco Alonso Fernández, et ensuite par son collaborateur, l'havanais Nicolás José Gutiérrez (1800-1890). À cette année là on a la première tentative de Gutiérrez pour établir une société médicale. Renouvelé en 1826, suivant la proposition d'une Académie de Sciences Médicales, s'est matérialisée seulement 35 ans plus tard. En 1836-37 Gutiérrez a réalisé un séjour d'études dans des hôpitaux parisiens, et comme résultat il a introduit à Cuba le stéthoscope et de différentes techniques pour la réalisation d'opérations importantes. Son exemple de « voyager à Paris » pour étudier la médecine (et aussi d'autres matières) a été suivi par beaucoup de jeunes hommes cubains postérieurement. En 1840 il a fondé la première revue médicale cubaine, le Répertoire médical havanais.