(1907 - 1982)
Escritor y político. Historia de las doctrinas sociales constituye su aporte historiográfico más importante. Fue nombrado Embajador de Cuba ante la OEA, con posterioridad Ministro de Relaciones Exteriores. Se le conoce como El Canciller de la Dignidad.
1899 - 1959 la période néo-coloniale
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La souveraineté de l'Espagne sur Cuba a fini le 1 janvier 1899, après l'intervention, en 1898, des États-Unis dans la guerre des Cubains contre le domaine colonial depuis 1895. Cette période a été dénommée « néo-coloniale » par les historiens cubains parce que, pour révoquer son occupation à Cuba, le gouvernement des États-Unis a imposé l'inclusion dans la constitution de la nouvelle république des articles de l'Amendement Platt, qui pratiquement faisait de Cuba un protectorat de l'Union américaine. Cette situation a continué entre 1902 et 1934, quand cet amendement a été abrogé par accord entre les deux pays; mais il avait déjà provoqué une dépendance commerciale, financière et politique d'une telle envergure que Cuba, même si elle avait pleine personnalité juridique dans la communauté internationale, fonctionnait virtuellement comme une colonie de nouveau type, comme une néo-colonie.

Pendant la période généralement connue comme la Première intervention des États-Unis (1899-1902) une des préoccupations principales de l'armée des États-Unis qui occupait le pays était la propagation des « maladies tropicales » parmi les troupes, surtout de la fièvre jaune et la malaria. Pendant beaucoup d'années, avant l'intervention nord-américaine, on avait argumenté que le manque d'hygiène à Cuba constituait un danger pour la santé publique dans les États-Unis. Cela concernait surtout la fièvre jaune (qui était déjà endémique au delta du fleuve Mississippi). La commission médicale envoyée par les États-Unis à Cuba en 1900 pour l'étude de la situation épidémiologique s'est adonné spécialement à l'étiologie de la fièvre jaune, mais au début elle n'a pas prêté aucune attention à la « théorie du moustique » de Finlay, et elle a fait appel à cette théorie seulement quand elle se trouvait dans une impasse. Le premier à vérifier indépendamment la théorie de Finlay (avec des oeufs du moustique Aëdes aegypti fournis par celui) c'était le membre de la commission Jesse Lazear, qui est décédé pendant ses expériences. Le chef de cette commission, Walter Reed, a informé immédiatement, en 1900, sur la base des expériences limitées de Lazear, la vérification de la théorie de Finlay, mais il a argumenté, au but de donner plus d'importance à son rapport, que Finlay lui même n'était pas arrivé à vérifier cette théorie. L'année suivante Reed a développé de méticuleuses expériences qui, néanmoins, ne faisaient que corroborer les conclusions de Finlay et d'autres chercheurs, et comme l'a remarqué le découvreur du moyen de transmission de la malaria, l'anglais sir Ronald Ross, ces expériences ne découvraient rien de nouveau. Néanmoins, les autorités sanitaires dans les États-Unis ont présenté Reed (décédé en 1902) comme le découvreur du moyen de transmission de la fièvre jaune, malgré que figures distinguées comme Ronald Ross ou Alphonse Laveran (tout les deux avaient obtenu le Prix Nobel) reconnaissaient l'indubitable priorité de Finlay, et ils avont proposé Finlay pour ce Prix. En réalité, seulement le succès de la campagne d'éradication de l'Aëdes aegypti à La Havane, menée en 1901, avec la consultation de Finlay, a démontré de manière totalement convaincante la certitude de ses idées. Le développement de la recherche scientifique, sous les conditions de la république néo-coloniale, a été très limité. L'État n'a pas appuyé, par exemple, la recherche bactériologique, dans laquelle le Laboratoire histo-bactériologique a été pionnier en Amérique. Un Laboratoire national aux fins similaires a été créé, mais son existence était éphémère. Les recherches d'histoire naturelle n'ont pas réçu d'appui non plus, avec la création, par exemple, des musées, cela a été laissé entièrement aux personnes, quelquefois rassemblées en sociétés, comme la Société cubaine d'histoire naturelle Felipe Poey, créée en 1913 par le disciple favori de Mr Felipe, le malacologue Carlos de la Torre (1858-1950) qui a mené des recherches très méritoires sur les mollusques de Cuba, et a réalisé des apports à l'étude de la paléontologie. Il a été aussi un pédagogue remarquable, et d'une certaine manière, la figure emblématique de la science cubaine, jusqu'à son décès en 1950.

À cette époque là d'autres naturalistes remarquables ont été le franc-cubain Joseph Silvestre Sauget (Frère León) qui a élaboré Flora de Cuba (5 volumes et un supplément, en collaboration avec Frère Alain) Charles T. Ramsden de la Torre, neveu de Carlos de la Torre qui résidait à Santiago de Cuba et qui a étudié surtout la faune de la région orientale du pays, et Mario Sánchez Roig, avec ses études sur des poissons et des crustacés. Ces deux derniers naturalistes ont créé des musées privés.

Parmi les naturalistes étrangers on peut aussi mentionner Thomas Barbour, studieux des reptiles et des oiseaux, qui a supervisé pendant plusieurs années (des États-Unis) la station de l'Université de Harvard, située aux proximités de la ville Cienfuegos. Cette station a été établie, par accord avec cette université, environ en 1900, par le propriétaire foncier américain Edwin F. Atkins et elle est généralement connue comme le Jardin Botanique de l'Université de Harvard. Son intention originale a été la création (par la sélection d'hybrides) de variétés cubaines de canne à sucre (là on a initié ce type de travail à Cuba) mais graduellement ce jardin est devenu le point de départ pour le travail des naturalistes importants des États-Unis. Dans le jardin on a créé une collection importante des plantes vivantes de différentes parties du monde. Depuis 1932 elle a été inscrite sur la Guide touristique de Cuba.

En 1904, le gouvernement cubain a décidé de créer une station agronomique similaire à celle qui avait été créée peu avant au Porto Rico. Pour cela on a embauché, jusqu'à 1909, un groupe de spécialistes des États-Unis, dont plusieurs ont mis leurs efforts pour organiser convenablement cette Station expérimentale agronomique de Santiago de las Vegas, mais ils n'ont jamais eu assez de ressources pour le faire. Le fait que d'après les Cubains, la station était devenue pratiquement une enclave nord-américaine, ne la favorisait pas. Seulement à partir de l'arrivée en 1917 de l'agronome italien Mario Calvino, comme le directeur de la station, les bases pour un travail plus fructifère et continu ont été établies. Le successeur de Calvino, l'ingénieur cubain Gonzalo Martínez Fortín, a développé ultérieurement l'organisation de ce centre.